Cas particulier : l'Hôpital


1 - L'état de santé alarmant des soignants

Addictions, épuisement, burn-out, suicides... la vulnérabilité et la souffrance des soignants font l'objet d'une prise de conscience croissante. Le Gouvernement a présenté en décembre 2016 une stratégie nationale visant à faire de la qualité de vie au travail des professionnels de santé une priorité.

  • Etat de santé alarmant des soignants & conséquences sur l’Institution:

Les soignants sont plus fragiles sur le plan psychique et présentent un taux de suicide 2 à 3 fois plus élevé que les autres professionnels, selon L’échelle MBI (Maslach Burnout Inventory), ainsi que des phénomènes d’addiction plus répandus.

Plusieurs études ont été menées au cours des 5 dernières années, mettant en évidence un taux d’épuisement professionnel très élevé chez les soignants. 43 % des médecins libéraux souffrent d’un épuisement émotionnel élevé, 53 % se sentent menacés par le burnout et 58 % des internes présentent au moins l’un des critères du burnout, 21,5 % des externes ont eu des idées suicidaires.

(source : Macf , numéro 66 de Responsabilité, , La santé des soignants : risques psychosociaux, stress, burn-out, souffrance au travail)

 

Conséquences :

Pour les soignants :

- prise de psychotropes

- idées suicidaires

- abandon de la profession prématuré, en particulier des personnels les plus qualifiés

- arrêts de travail

- développement de pathologies physiques et psychologiques potentiellement graves et invalidantes

- dégradation de la qualité de vie y compris personnelle

 

Pour l’établissement :

perte d’efficacité de l’établissement hospitalier, difficultés accrue de gestion des plannings, conflits sociaux, manque de collaboration entre praticiens, qualité de la prise en charge des patients et familles diminuée, pertes financières.

 

  • Les causes de la souffrance au travail :

La tension au travail ou le manque de reconnaissance sont des situations de travail qui accroissent les risques psychosociaux. La fonction publique hospitalière s’avère particulièrement concernée par ces risques. Ses agents sont plus nombreux que la moyenne à déclarer un manque de reconnaissance professionnelle et la demande psychologique y serait beaucoup plus marquée que dans l’ensemble du secteur privé. Ces salariés apparaissent également plus tendus. Ces salariés se déclarent en moins bonne santé, sont plus concernés par le risque d’accident du travail et d’absentéisme.

 

Outre l’augmentation des charges de travail, la plupart des personnels soignants soulignent que leur souffrance au travail est liée à l’absence de reconnaissance de leur hiérarchie, de prise en compte des effets de leur stress, des troubles physiques et psychiques qu’ils subissent et les difficultés qui découlent de leurs difficultés au travail sur leur vie personnelle.

2/3 des souhaits d’arrêter la profession est liée à l'insatisfaction du soutien psychologique au travail. Le second thème d'insatisfaction porte sur les conditions physiques de travail.

56% des soignants ont des troubles musculo-squelettiques, 31% ont des varices,  25% des troubles de la santé mentale, 21% des troubles digestifs, 21% des céphalées.

Les soignants de moins de 30 ans qui maintiennent des postures inconfortables plus de 10 fois par jour sont 8,3% à être arrêtés pour TMS.

 

« Je suis démotivée par un travail que j’adorais auparavant. Je ne me vois pas poursuivre dans cette profession. Psychologiquement et physiquement, je me sens usée, fatiguée. J’ai de plus en plus mal au dos et aux jambes, malgré mon jeune âge.". Infirmière, Etablissement privé non lucratif

"Mon souci à la fin de chaque journée de travail c’est la douleur au niveau des jambes (la lourdeur), qui m’empêche parfois de pratiquer des loisirs, des tâches ménagères" IDE, femme, AP-HP, Pédiatrie

  • La prise de conscience de l’Institution & priorité nationale

L’état alarmant de la santé des soignants devient une priorité nationale :

« Veiller à la santé des soignants et à leur condition de vie actuelle est une nécessité. Le malaise profond de la profession médicale qui n'est pas exclusivement lié au temps de travail. »

 (M. LENGLET, rapport La santé des jeunes médecins – 2016 du CNOM).

« Compte tenu des scores significatifs et préoccupants du Burn out il est du rôle de notre institution de s'emparer de ce problème devenu sociétal dans le milieu de la médecine. »*

 

Prenant en compte les différents rapports et études menés par la profession, une stratégie nationale d’amélioration de la qualité de vie au travail de l’ensemble des professionnels de santé, visant à « Prendre soin de ceux qui nous soignent », a été présentée en décembre 2016 par Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé. 

 

Il convient de repenser dans sa globalité la qualité de vie au travail, pour la placer au cœur de nos organisations et en faire un fondement indispensable à l’atteinte des objectifs de l’hôpital, en termes de qualité des soins et de performance sociale.

Développer la qualité de vie au travail, c’est améliorer le quotidien des personnes, c’est leur redonner la fierté du travail bien fait, ce qui permet in fine de renforcer la qualité de la prise en charge des patients.

Il s’agit de valoriser, de partager et de généraliser les bonnes pratiques. Mais il s’agit aussi de susciter de nouvelles initiatives, soutenues par une politique nationale forte, volontariste, et disposant de moyens à la hauteur des enjeux.

 

Engagement 5 – Placer la qualité de vie au travail au cœur du dialogue et des politiques sociales Objectif – Inscrire la qualité de vie au travail au centre des priorités stratégiques de chaque établissement , Renforcer l’écoute et la reconnaissance individuelle.

Intégrer systématiquement au projet d’établissement, dans la partie relative au projet social, un volet consacré à la qualité de vie au travail de l’ensemble des professionnels.

Il s’agira a minima d’intégrer à l’équipe de santé au travail un psychologue, un assistant social et un conseiller en prévention des risques professionnels.

 

Engagement 7 - Favoriser la conciliation entre vie privée et vie professionnelle

Objectif – Faciliter la vie quotidienne des professionnels

 

Encourager le développement d’une offre de services. Pour favoriser l'articulation entre vie professionnelle et vie privée des personnels, les établissements sont encouragés à développer des offres de services dédiés aux personnels sur le lieu de travail (pressing, livraisons de courses, démarches administratives, etc.). Cette offre de services, susceptible de contribuer également à l'attractivité et à la fidélisation du personnel, peut être développée au niveau de l'établissement ou mutualisée par exemple au niveau du GHT.

  • La balle dans le camp des Directions hospitalières, la nécessaire implication du Management :

 La santé des salariés est une source incontestable d’efficacité dans le travail, et donc de performance individuelle et collective.

Le management ne peut plus faire l’économie d’une prise en compte de la santé au travail, le secteur sanitaire étant touché depuis plusieurs années par une hausse des problématiques de santé au travail, notamment le stress ou l’épuisement professionnel des soignants.

Les actions à conduire doivent se placer dans un accompagnement managérial « éthique » , c’est à dire l’ensemble des comportements managériaux qui viseraient à accorder autant d’importance à la valorisation des ressources humaines qu’aux impératifs économiques et financiers.

 

 

Les études montrent que les soignants préféreraient ne pas devoir s'arrêter, grâce à une prévention adaptée, plutôt que de souffrir au travail et dans leur vie privée.

2 - Le massage Bien-Etre comme réponse possible

  • Permettre aux soignants de disposer d’un service de massage bien-être répond efficacement à ces enjeux

car il

-          atténue le stress et ses conséquences sur la santé physique comme psychologique

 

-        renforce les ressources du massé, tant physiques que psychologique, lui permettant de mieux affronter les situations de stress à venir

 

-        prévient les TMS

 

-         améliore la qualité des relations avec les patients et familles par ses vertus de prise de contact avec soi et l’apaisement des tensions et de la fatigue,

 

-          restaure une meilleur équilibre vie professionnelle et personnelle en réduisant notamment l’impact des conditions négatives du travail sur la vie personnelle

 

-      améliore la qualité du sommeil et les facultés de récupération

-         

Instaurer un service de massage-BE au bénéfice des soignants: 

- correspond aux objectifs du Plan santé instauré par le Ministère de la santé plaçant au cœur des priorité des établissement les initiatives visant à l’amélioration de la santé au travail et les services apportés aux soignants pour un meilleur confort de vie professionnelle comme personnelle.

 

-          permet aux soignants, moins enclins que tout autre catégorie de la population à consulter pour la prise en charge de leurs difficultés physiques comme psychologiques, un début de prise en compte et de prévention de ses problèmes par le soignant, sans tabou d’avouer ses difficultés à un confrère, ni démarche active de sa part de se mettre en priorité.

 

 -          Le massage-BE est d’accès facile, ouvert à tous (contrairement au sport ou à la sophrologie par exemple), avec très peu d’a priori du bénéficiaire (comme le serait l’écoute psychologique), et avec des effets immédiats et au long court.

  •  Instaurer un service de massage-BE au bénéfice des soignants répond aux principaux griefs des soignants vis-à-vis de l’institution en :

- prenant en compte  leur personne (contre l’idée d’être un pion),

 

- en contribuant à leur besoin de reconnaissance,

 

- en agissant sur leur stress et troubles physiques,

 

- en améliorant leur vie personnelle.

  •  Le massage-BE répond aux objectifs financiers de l’établissement :

Comme pour toute entreprise : pour 1€ investi, 3 à 15€ de gain pour l’entreprise, grâce à son action sur

- la baisse des arrêts de travail pour pathologies psychiques et TMS,

 

- l’apaisement des relations des membres de l’équipe & l’amélioration de la collaborativité

 

- l’amélioration de la souplesse dans le travail et la qualité de la relation à la hiérarchie

 

- l’amélioration de la performance individuelle et des facultés de raisonnement et d’accès à ses savoirs.

 

 

  • En pratique, comment le mettre en place :

Bodydiboo, conscient des contraintes des spécificités des contraintes hospitalières, s’adapte en vous proposant plusieurs formules à choisir ou additionner.

 

 

Reportez-vous à l'onglet "tarifs PRO"

3 - Patients & familles

  •  Accorder également un temps de soin bien-être volontaire aux patients:

Il est également possible, de mettre à profit l’intervention de Bodydiboo dans l’établissement, pour accorder également un temps de soin bien-être volontaire aux patients, en accord et collaboration avec leur équipe soignante, et/ou familles.

 

Les soignants, médecins, infirmiers, kinésithérapeutes, interviennent pour la guérison ou le traitement des pathologies des patients ou les conséquences de l’hospitalisation. Mais leur temps disponible est de plus en plus limité et d’autres outils comme le massage-BE, peuvent contribuer à l’amélioration de la qualité de vie des patients hospitalisés ou en soins lourds.

  •  Les bienfaits du massage Bien-Etre pour les patients:

Les études ont démontré qu’apporter des massages bien-être aux patients contribue à réduire les traumatismes de l’hospitalisation et de certaines pathologies et peut être un atout dans la démarche thérapeutique et d’accompagnement.

 

Le massage-BE contribue à:

-         - une réappropriation plus apaisée d’un corps en souffrance ou mutilé,

 

-         - atténuer les angoisses et améliorer le sommeil avec une baisse de la demande de médicaments psychotropes,

 

-        -  stimuler les ressources, notamment immunitaires, du patient pour une meilleure récupération,

 

-          - réduire l’effet déshumanisant de l’hospitalisation

 

-         - apaiser les échanges et améliorer la collaboration entre patient, famille et équipe médicale

 

-        -  apaiser les douleurs connexes à la pathologie dues à l’alitement, stress et manipulations, que les soignants n’ont pas toujours le temps de prendre en charge.

 

  • Pour en savoir plus 

sur les bienfaits du massage bien-être sur des pathologies spécifiques, en complément des soins médicaux, Cliquez:

  •  Des bénéfices pour les familles:

Pour les familles des patients, l’apaisement de leur proche leur permet de mieux vivre cette situation douloureuse.

 

Le massage-BE peut également leur être proposé, comme un des outils d’accompagnement comme l’accueil psychologique mis à disposition dans les établissements.

 

  • Comment le mettre en place concrètement:

 

Le soin bien-être sera alors adapté aux besoins et contre-indications du patient, en collaboration avec l’équipe soignante.

 

Le massage-BE des mains, du visage, des jambes, etc sont particulièrement adaptés à la plupart des patients, et peuvent se faire sur des temps courts de l’ordre d’une quinzaine de minute.

 

 

L’établissement peut mettre en place le service de massage-BE dans tous les services, ou certains en particuliers, sur un temps de permanence de Bodydiboo qui se déplacera en chambre pour proposer ses services aux patients et/ou familles.

 

Une petite contribution financière peut éventuellement être demandée aux personnes qui souhaitent en bénéficier, même si le service optimal est celui entièrement offert par l’établissement ou en collaboration avec des associations intervenant dans l’établissement au service du bien-être du patient.


Sources :

Nouvelle revue du travail 2013, La souffrance au travail des soignants : une analyse des conséquences délétères des outils de gestion, par Fatéma Safy-Godineau

Rapport La santé des jeunes médecins – 2016 du CNOM, Rapport du 29 Février 2016 « LA SOUFFRANCE AU TRAVAIL DES SOIGNANTS »

RAPPORT Santé, satisfaction au travail et abandon du métier de soignant Madeleine Estryn-Behar

Etude PRESST-NEXT Janvier 2004, Assistance Publique – Hôpitaux de Paris Association Notre-Dame de Bon-Secours INRS

Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), enquête Sumer 2010 « Surveillance médicale des expositions aux risques professionnels, &«  L’organisation du travail à l’épreuve des risques psychosociaux. Dares Analyses, n° 004, janvier 2016»